Il y a des artistes qui divertissent.
Et il y en a d’autres qui dérangent l’ordre établi.
Rappeur, auteur-compositeur, activiste, né à Yaoundé en 1975, celui qu’on surnomme « le Général Valsero » a fait du micro une arme politique… et de sa voix un lieu de résistance.
Au début, c’est un jeune diplômé au chômage, en colère contre un système verrouillé.Très vite, le rap devient pour lui un moyen de dire tout haut ce que toute une génération pense tout bas. Ses morceaux « Ce pays tue les jeunes », Ou « Lettre au Président » deviennent des hymnes pour la jeunesse camerounaise, fatiguée de la corruption, du chômage et de la dictature.
Son engagement est sans compromis. Il appelle les jeunes à voter, à se lever, à exister. Résultat : arrestations, censure… Puis 9 mois de prison pour avoir manifesté aux côtés de l’opposant politique Maurice Kamto. 9 mois où son corps est enfermé, mais où sa voix devient encore plus forte.
À sa sortie, il reprend le combat. Sur scène, sur les réseaux, et dans un livre puissant au titre sans appel : Le Prix de la liberté. Un récit coup-de-poing où il raconte ce que signifie tenir tête à un régime autoritaire sans renoncer à sa dignité.
Pour son courage, Pour sa parole frontale et vraie au-delà des risques, pour incarner ces voix insoumises qui refusent la résignation, Les Golden Afro Artistic Awards décernent le Prix des Voix Insoumises au Général Valsero.
